Avis authentiques
Publié le 3 octobre 2015
Bloodborne est le dernier né des studios From Software et s’avère être le digne héritié de la saga des Souls. Exclusivité PS4 dirigée par Hidetaka Miyazaki (Demon’s Souls, Dark Souls), Bloodborne était attendu comme le messie par bon nombre de joueurs : ceux en quête d’une exclusivité console enfin digne de ce nom, ceux désirant que l’année 2015 soit enfin l’année où cette newgen se montre à la hauteur. Bloodborne est-il à la hauteur de toute ces attentes? Bienvenue à Yharnam Ce qui tape l’oeil du joueur aguerrit c’est avant tout l’ambiance et la direction artistique. Les équipes de Miyazaki ont réalisé un travail tout simplement hallucinant. La découverte de Yharnam dès le début du jeu en met plein les mirettes puisque la ville est à mi-chemin entre le Londres Victorien et un délire gothico horrifique à la Edgar Allan Poe. L’architecture tortueuse de Yharnam n’aura de cesse de perdre le joueur qui ne dispose d’aucune carte, devant mémoriser toute la ville pour espérer s’y retrouver. Certaines zones sont basées sur la verticalité et plus vous avancerez dans votre chasse plus il sera difficile de vous repérer dans ce labyrinthe. Les habitants de cette cité semblent errer dans la folie à cause d’un traitement du sang. La ville est ici un élément primordial de l’aventure (on pourrait presque la qualifier de personnage à part entière). Comme à son habitude, le scénario est volontairement obscur et dévoilé petit à petit lorsque vous parlez aux rares personnes possédant encore un minimum de bon sens. Il s’agit là d’un véritable plaisir que de découvrir par soit des éléments cachés de l’histoire. Ce qui est propre à Bloodborne (on ne le retrouve pas dans un Souls par exemple ou de manière moins prononcée) c’est l’évolution de la trame scénaristique et de l’ambiance au fur et à mesure de l’aventure : lorsque vous tuerez certains boss importants dans l’histoire, la nuit avancera dans le jeu, changeant ainsi l’emplacement de certains monstres, leurs comportement, tout comme celui des PNJ qui, la nuit passant, s’enfonceront davantage dans la folie. Cela a pour conséquence de rendre le tout un peu plus vivant et de renforcer le côté malsain de cette ville qui ne fait que s’accroitre à mesure que passent les heures de jeu. Bêtes de foire Le bestiaire du jeu n’est pas en reste, et évolue aussi au fur et à mesure de votre progression dans cette épopée funeste. Vous serez amenez à affronter de simples villageois dans la première zone du jeu ainsi que quelques créatures fantastiques comme des loups garoux mais vous découvrirez bien vite que le debut du jeu est bien gentil avec vous et plutôt mignonnet par rapport au reste de l’aventure. Entre des araignées à tête humaine, des tiques géantes, des amas de cadavres vivant, le tout est plus que varié et parvient même à vous mettre mal à l’aise tellement le design de certains ennemis est malsain. Que serait les jeux de From Software sans ses boss gigantesques ? Ils sont ici extrêmement réussis et majoritairement plus réussis que dans Dark Souls 2 (épisode décidément boudé) et plus coriaces et mémorables. Certains font appel à certaines mécaniques pour les défaire et demanderont de connaitre leurs patterns d’attaque sur le bout des doigts pour s’en sortir. A la manière d’un jeu Mario (il est extrêmement bizarre de comparer Bloodborne à Mario..), les boss de Bloodborne possèdent généralement trois phases distinctes. Une première phase plutôt sympa afin de bien appréhender l’ennemi, une phase nerveuse et une phase complètement énervée souvent suivie d’une transformation du dit boss. On ne change pas une équipe qui gagne Si vous êtes un habitué des Souls, le gameplay de Bloodborne ne devrait pas trop vous changer et vous retrouverez rapidement vos marques. Cependant, le rythme du jeu a été profondément modifié. Exit les boucliers, le jeu se veut beaucoup plus nerveux et axé vers l’offensive. Le personnage est bien plus rapide qu’auparavant et dispose d’esquives ressemblant plus à des dash qu’à des roulades. Le pistolet quant à lui permet uniquement de contrer les ennemis pour leur infliger ensuite un coup critique souvent salutaire et dévastateur. Cette rapidité d’exécution se répercute également sur les ennemis, également plus rapides et plus habiles. Globalement le jeu est très bien équilibré et n’est ni plus dur ni plus facile qu’auparavant pour les habitués du genre. Il est cependant certain que les joueurs découvrant ce système de jeu vont vite déchanter quant à la difficulté de certains passages et ce même dès le début du jeu. De l’expérience d’un ami qui découvrait les jeux From Software avec Bloodborne, ce dernier à buter sur le Père Gascoigne qui est (il faut l’avouer) un boss retord du début de jeu même pour les initiés. Le jeu ne vous fera aucun cadeau et est très exigeant avec le joueur. Sublime mais… Comme évoqué dans le premier paragraphe, le jeu est sublime… de par sa direction artistique. Je ne suis pas du genre à cracher sur les graphismes si le gameplay et bon donc je ne le ferai pas. Mais comme nous sommes dans un test, je vais vous faire quelques petites précisions. Techniquement le jeu est correct. Ni plus ni moins. Il y a tout de même des éléments qui font tâches pour un jeu PS4 : certaines textures végétales au sol qui sont vraiment baveuses et aliasées, un framerate pas constant pour un sou et souvent en dessous des 30 FPS (pour un jeu qui demande une concentration de tout instant et une fluidité d’exécution c’est un peu un comble) et une caméra qui devient folle dans les endroits exiguës (et surtout si on veut locker un ennemi). Bloodborne est sans doute le jeu qui vous fera acheter une PS4. Le jeu possède une direction artistique incroyable, une bande-son du tonnerre et un gameplay préparé avec amour par les développeurs. Certes, Bloodborne ne change pas fondamentalement la formule des Souls mais innove suffisamment pour nous transporter dans un nouveau voyage.
Graphisme
5
Jouabilité
5
Durée de vie
5
Je recommande ce produit à mes amis
Heures jouées sur ce jeu
Plus de 15 heures
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10 septembre 2015
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