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KainHighwind

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Publié le 10 avril 2014

Deux siècles après les événements qui ont secoué Cyrodiil, l'Empire de Tamriel est à nouveau dans la tourmente. Les faits se déroulent cette fois dans la province nordique de Bordeciel, dont le Haut-Roi vient d'être assassiné. Voilà l'occasion pour les indépendantistes d'Ulfric Sombrage de prendre les armes contre l'Empire, qui souhaite mettre son propre prétendant sur le trône. Mais cette guerre va prendre une autre dimension quand, à l'occasion de l'exécution d'un prisonnier qui se trouvait au mauvais endroit et au mauvais moment, les dragons depuis longtemps oubliés se réveillent et se mettent à menacer la région. D'après la prophétie, seul un héros appelé Dovahkiin – fils de dragon – serait capable d'affronter ces gigantesques vers cracheurs de feu. Et cet élu, qui n'est autre que le prisonnier qui vient d'échapper de peu au billot, c'est vous. Voilà donc un pitch étrangement avec lequel Skyrim entretiendra bon nombre d'autres points communs. Jeu de rôle ouvert oblige, il sera évidemment possible de s'allier à une ou l'autre des forces en présence, de jouer les coursiers ou les fines lames pour s'attirer leurs faveurs. Plusieurs de ces clans (les Sombrages et l'Empire, mais aussi la guilde des mages ou des voleurs, les Compagnons, la Confrérie Noire) ont bien entendu leurs propres séries de quêtes parallèles, qui permettent de créer de mini arcs scénaristiques supplémentaires, et d'expérimenter d'autres aspects de l'intrigue globale mais aussi du gameplay, que ce soit le vol et les cambriolages, l'assassinat ou encore la lycanthropie, puisque le joueur sera amener à côtoyer assez rapidement (et plus encore) des loups-garous. Le monde de Bordeciel se compose en tout de neuf chatelleries, qui sont autant de villes réparties aux quatre coins d'une aire assez vaste, majoritairement constituée de collines, de montagnes, de zones vallonnées parcourues de chemins tortueux, de forêts enneigées et de pics oppressants.L'exploration est donc toujours récompensée, y compris visuellement. Même si le moteur graphique n'est pas toujours à la pointe de la technologie (certaines textures sont assez disgracieuses de près), il reste suffisant pour afficher de très belles choses la plupart du temps. Se balader au clair de lune, subir une tempête de neige, admirer les aurores boréales sont des "activités" qui se suffisent parfois à elles-mêmes tellement le charme agit. Le capital séduction du jeu tient également à ce qu'il nous murmure à l'oreille mais bel et bien de la musique absolument somptueuse qui constitue un véritable régal pour les oreilles. Le travail de Jeremy Soule. Les envolées lyriques soulignent parfaitement les moments les plus épiques, qui sont d'ailleurs relativement nombreux puisque les quêtes se comptent par centaines, voire milliers, assurant une durée de vie énorme. Il suffit d'ailleurs de jeter un œil aux compétences accessibles au héros pour être aussitôt convaincu de la très grande richesse du jeu. Il n'y a pas moins de 18 écoles différentes, qui dissimulent chacune un arbre de talents particulier, certains de ces talents étant même améliorables sur plusieurs niveaux. Aucun doute possible : il va falloir faire des choix et se spécialiser ! Pour cela, plus vous utilisez une arme à deux mains, plus votre expérience dans ce domaine augmente. Plus vous crochetez de serrures, moins vous briserez d'outils. Plus vous créerez de potions, plus vous pourrez dépenser de points en alchimie. Bref, au propre comme au figuré, c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Bon point également pour la gestion de l'ambidextrie, qui autorise les combinaisons les plus jouissives (le classique duo hache et bouclier, un sort de soin dans une main et une épée dans une autre, ou bien encore une combinaison de deux sorts offensifs pour une efficacité maximale). On pourrait passer des heures à louer les qualités de Skyrim, mais il ne faudrait tout de même pas oublier de pointer du doigt ses quelques défauts. La plupart sont d'ailleurs typiques des jeux de rôle signés Bethesda Softworks. A commencer par les principaux defauts : les temps de chargements interminables à chaque changement de zone ou de bâtiment , des animations de personnages un peu trop raides mais on reste tout de même en-deçà des standards actuels., il est également difficile d'échapper à quelques bugs et incohérences. Evitez par exemple de blesser un poulet, ou c'est tout un village qui vous courra après pour vous faire la peau. A contrario, on peut parfois se rendre chez les habitants pour les dépouiller de leurs biens sans qu'ils ne bronchent. Mais ce sont autant de détails en regard du plaisir monstrueux procuré par Skyrim. Les amateurs de la série et les fans de jeux de rôle n'ont en tout cas aucune raison d'hésiter avec ce RPG qui témoigne, malgré ses défauts, d'un savoir-faire indéniable.

Graphisme

4

Jouabilité

5

Durée de vie

5

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Heures jouées sur ce jeu

Plus de 15 heures

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White Walker

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