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On raconte qu’à Sal Terrae, bien avant sa ruine, des cloches rythmaient la vie des habitants.
Chaque tintement était censé apaiser la colère du dieu qui veillait sur la cité.
Mais le jour où les cloches se sont tues, la mer s’est retirée anormalement loin du rivage.
Les prêtres ont parlé d’un silence sacré, les anciens d’un avertissement ignoré.
Dans les profondeurs, des sceaux se sont fissurés sans bruit.
Certains disent encore entendre un écho sous l’eau, les nuits sans lune.
Un appel discret, destiné à ceux qui écoutent les ruines plutôt que les dieux.
Car à Sal Terrae, le vrai péché n’était pas la rébellion, mais l’oubli.

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